Questions sur le bio

LCV Martinique 14/10/21

Le bio, c’est quoi ?

Le terme bio désigne un produit ou une denrée issue(e) de l'agriculture biologique.

L' agriculture biologique est une façon de cultiver la terre qui respecte la nature et fournit des aliments bons pour la santé.

Son mode de production consiste à utiliser des produits et des méthodes naturelles. Les producteurs, détenteurs du label AB, sont engagés à respecter le cahier des charges de l'Agriculture Biologique.

Ceci implique notamment :

  • la proscription de l'usage de tout intrant apparu après les années 50 (donc exit les engrais chimiques et pesticides de synthèse),
  • une obligation de culture dans le sol (donc exit les cultures hydroponiques*) et de protection de celui-ci
  • une obligation pour l'élevage de rations alimentaires elles-mêmes certifiées AB  
  • « Nourrir le sol pour nourrir la plante » : La fertilisation et la rotation

La fertilité et l'activité biologique des sols sont préservées et augmentées par des rotations longues et pluriannuelles, comprenant des légumineuses, des engrais verts et par l'épandage d'effluents bio.

  • « Des semences bio »

Les semences et matériels de reproduction végétative doivent être bio. Des dérogations sont possibles en cas d'indisponibilité. Depuis 2004, la vérification obligatoire de la disponibilité en semences biologiques passe par le site Semences biologiques.

  • Interdiction des OGM

L'utilisation d'OGM (notamment de semences OGM) et de ses dérivés est interdite.


Les agriculteurs bio s'adaptent aux spécificités du sol, du climat, des saisons pour obtenir les meilleurs produits. Les produits bio ont pour objectif d'être liés à des procédés de formulation et de transformation assurant le maintien des qualités nutritionnelles présentées dans les matières premières, à tous les stades de fabrication.

Ainsi, les méthodes biologiques, mécaniques et physiques sont privilégiées (ex : farine sur meule, huile de pression à froid…).

  • Le transformateur de produits bio n'utilise pas de colorant et arômes chimiques de synthèse, ni exhausteurs de goût.
  • Le nombre d'additifs autorisés est fortement restreint (47 contre 300 en agriculture industrielle intensive) et la plupart sont d'origine agricole ou naturelle. Ne sont autorisés en bio que ceux dont l'usage est indispensable à la préparation ou à la conservation de certains aliments transformés.
  • L'enrichissement en vitamines, minéraux, antioxydant.. est interdit en bio, sauf si cela est exigé par la loi (ex : petits pots pour bébé).
  • Les traitements ionisants* sont interdits.

 


 
Par ailleurs, les agriculteurs et les transformateurs bio réduisent au maximum leurs déchets, en réalisant :
  • du compostage, un mélange de déchets végétaux qui rend les sols plus riches,
  • du co-compostage, un mélange de fumier et de déchets verts,
Ils sont attentifs à préserver les ressources naturelles : paysage, qualité de l'eau, biodiversité.
Tandis que dans l'agriculture industrielle intensive, pour éviter que certains insectes mangent les cultures et ainsi affectent les récoltes, les agriculteurs utilisent des pesticides. Ces pesticides à la longue contaminent la terre, l'eau, l'air, tuent les pollinisateurs et nuisent gravement à notre santé.

* Cultures hydroponiques : L’hydroponie, c’est de la culture hors sol, entendons par là, hors terre de jardin ou terreau ! Parce qu’en réalité, le principe repose sur le fait de cultiver des végétaux sur des substrats neutres et inertes, donc sur un ‘autre sol’, de type billes d’argile, roche volcanique pouzzolane ou même du sable. Le substrat choisi est irrigué par une solution sans cesse renouvelée qui est composée essentiellement d’eau et d’éléments nutritifs, ces engrais nécessaires au bon développement des plantes cultivées.

* Traitements ionisants : L’ionisation des aliments consiste à les exposer à des rayonnements ionisants (transfert d’énergie par onde) afin de réduire le nombre de micro-organismes qu'ils contiennent. Selon l’aliment, elle prévient la germination, extermine les insectes (légumes), retarde la maturation (légumes), prévient les maladies (volaille) ou réduit les micro-organismes (herbes aromatiques). Cette irradiation des aliments est réglementée au niveau communautaire par la directive n° 1999/2/CE du 22 février 1999 et en France par le décret n° 2001/1097 du 16 novembre 2001 et l’arrêté du 20 août 2002.
Source : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/lionisation-des-aliments